WTCC – Yvan Muller dans le coup

WTCC – Circuit Paul Ricard, Le Castelet

Après le «tourniquet» de Marrakech, le championnat du monde des voitures de tourisme (WTCC) passait le week-end pascal sur un vrai circuit. L’occasion pour pilotes et constructeurs de remettre certaines pendules à l’heure et de se mesurer sur une piste digne d’une manche mondiale.

L’occasion aussi de vérifier si Loeb et Citroën pour le moins dominateurs en terre marocaine allaient confirmer. L’occasion encore pour le champion du monde en titre, Yvan Muller (Citroën) de récupérer de sa déconvenue de la première manche où il avait été dominé par ses collègues aux chevrons dans la première course et éliminé après avoir été la victime collatérale du crash provoqué par Mehdi Bennani.

Autant de points d’interrogation qui ont trouvés quelques éléments de réponse sur le circuit du sud de la France. Si, en une semaine Citroën n’a rien perdu sa verve, les voitures grises de la marque au double chevron n’ont pas survolé la concurrence aussi facilement. Preuve en est les deux podiums de leur principal contradicteur, certes encore loin au plan du chronomètre, mais dans le coup durant les courses.

A noter, au passage, que tant Loeb que Lopez (Citroën) partaient de la dernière ligne de la grille, disqualifiés qu’ils ont été pour non-conformité technique de leurs voitures. Yvan  Muller, libéré de ses compagnons de jeu héritait de la pole et, après avoir manqué son départ, remportait la première manche, devant Loeb et Gabriele Tarquini (Honda). Ce dernier fêtant (enfin) sa 200ème course dans la discipline «tout était préparé à Marrakech, mais…»

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Au passage, Tarquini avait une explication pour le mauvais départ d’Yvan Muller «il devient vieux et n’a plus les mêmes réflexes». A quoi l’intéressé répondait, «Gabi sait exactement de quoi il parle…» Ambiance détendue de conférence de presse. Au plan sportif, la 5èem place de Rob Huff et de sa Lada est aussi un élément assez réjouissant.

Dans la seconde manche, privé de sa pole par le chamboulement du classement des qualifications (exclusion de Loeb et Lopez), Monteiro (3ème en grille) réalisait un départ canon. Pour sa part, Yvan Muller remontait comme une fusée, suivi par Lopez. Les deux Citroën revenaient à fond de train  aussi, sur les Honda parties en tête. Alors qu’il s’était créé une belle marge d’avance Monteiro voyait ses efforts ruinés par l’entrée en piste de la voiture de sécurité. C’est finalement Lopez et Muller qui tiraient les marrons du feu, récupéraient les deux premiers rangs et laissait la troisième marche du podium à Monteiro.

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Course 1.

1. Muller. 2. Loeb. 3. Tarquini. 4. Lopez.  5. Huff.  6. Valente.  7. Michelisz.  8. Monteiro.  9. Chilton.  10. Thompson.

Course 2.

1. Lopez. 2. Muller. 3. Monteiro. 4. Tarquini. 5. Bennani. 6. Loeb. 7. Borkovic. 8. Michelisz. 9. Morbidelli. 10. Valente.

Classement général du championnat (4 manches)

1. Lopez, 85 points. 2. Loeb, 73. 3. Muller, 65. 4. Tarquini, 31.  5. Valente, 31. 6. Monteiro, 30.

© Suisse AutoMag

 

WTCC. Loeb, la preuve par 9

Neuf fois champion du monde des rallyes, porteur du numéro 9 sur sa Citroën C-Elysee WTCC, Sébastien Loeb n’a guère traîné pour faire étalage de son talent, en circuit aussi…

Déjà fort à l’aise durant les essais et les qualifications, l’Alsacien s’est montré à son avantage en course. Mieux, il décroche sa première victoire dans le cadre du WTCC (championnat du monde des voitures de tourisme) lors de sa première sortie officielle. Et qui plus est sur un circuit bourré de pièges et de difficultés. Champion du monde en titre, Yvan Muller peut en témoigner lui qui a été la victime collatérale d’un terrible accident impliquant Mehdi Bennani et Tom Coronel. Le premier nommé, responsable du crash, ayant été sévèrement mais justement puni par les commissaires.

Pour le reste, cette première manche du championnat a été archi dominée par la marque au double chevron. José Maria Lopez remportant la première course devant ces camarades d’écurie, dans l’ordre Loeb et Muller. Puis Loeb inscrivant son nom pour la première fois au haut des tabelles du WTCC dans la seconde épreuve, devant Lopez et Valente (Chevrolet).

Chez Honda, autre constructeur officiellement engagé, Tiago Monteiro a limité les dégâts au volant d’une voiture qui de toute évidence n’est pas (encore) à la hauteur des ambitions de la marque. Dans le même temps, Lada faisait face à la débâcle, Rob Huff et James Thomson étant contraints à observer leurs camarades depuis les garages.

Yann Zimmer entre rires et chagrin

Engagé dans la première manche des séries européennes Nascar (Nascar Whelen series), le Neuchâtelois Yann Zimmer a plutôt bien commencé sa saison. Samedi, après s’être qualifié en 9ème position, il s’est fait l’auteur d’une remontée spectaculaire pour aller chercher la victoire.

Dimanche, moins chanceux, il a été contraint à l’abandon dans des circonstances particulières. Poussé durant une séquence sous safety car, il est parti en tête à queue. Alors qu’il était remonté jusqu’à la 6ème place, un arbre de transmission de sa Mustang s’est cassé… et c’est le champions en titre Ander Vilarino qui a décroché la timbale.

Coppens et Jamet premiers leader du Citroën Racing Trophy 2014

Cadre de la première manche du Citroën Racing Trophy, le Critérium jurassien s’est avéré bénéfique pour Mike Coppens et Jérémy Jamet.

Le premier l’a emporté chez les DS3 R3, le second chez les DS3 R1. Considérés comme les favoris de cette saison, les deux pilotes se sont montrés à la hauteur de leur réputation. Coppens a certes été quelque peu harcelé par Jonathan Scheidegger, mais il s’est maintenu en tête de peloton signant au passage 8 temps scratch. Au final, Scheidegger auteur d’une belle résistance termine sur la deuxième marche du podium et Pascal Bron, un peu déçu de sa performance complète le podium duTrophy R3.

Derrière Jamet qui a signé onze scratches sur onze, Yves Blanc, pourtant assez bien dans le coup, doit se contenter des miettes et d’une deuxième place qui semblait toutefois le satisfaire pleinement. Ancien champion motocycliste, Philippe Aurange décroche un troisième rang final qui le réjouit, éprouvé qu’il était par le défi physique d’un rallye, élément qu’il avait légèrement sous-estimé.